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je me souviens des lignes éléctriques tendues d'hirondelles
en alerte, avant le ballet des petits rats du ciel
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je revois
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les fils tout lisses
je nous revois tous pareils petits camarades en train avec nos coudes,
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écarte mes ailes qui m'empêchent de voler
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dans cinquante ans le printemps renaîtra
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ronde
pousse pousse le mécanisme dessous le plat, musical poussez poussez
movida bovidé sobovidé*
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sous le cul d'une bouteille vide de liqueur espagnole dont je sais ni le nom
ni le goût
deux ailettes,
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tournis tournel
poupée derrière la double paroi du scrotum de verre
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dévisse
dans une broc'
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le lierre le liseron la mousse où fleurit la sagine
faible édredon sur le lit granitique et cendré.
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arborisés
couchés
sus sous ci là la housse herborisée,
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fredon des cloches et du bourdon
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l'éternité les morts ne se retournent plus pour me suivre des yeux... ma gueule de veuve?
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